Congrès PS: le député Guy Delcourt demande un vote "sans négociation à huis clos"
LENS, 10 novembre 2008 (AFP) - Le député-maire de Lens Guy Delcourt, soutien de la motion de Bertrand Delanoë, a mis en garde lundi contre une "négociation à huis clos" pour désigner le successeur de François Hollande au poste de premier secrétaire du PS et demandé un "vrai vote démocratique" au congrès de Reims.
"Une fois de plus, les jeux d'alliances et les tractations officieuses dépouillent les militants de leur capacité de choix, réduits ainsi à plébisciter un seul candidat", a dénoncé M. Delcourt dans un communiqué.
"Nous voulons un vrai vote démocratique où il y ait un candidat de chaque motion, en particulier des quatre premières, sans négociation à huis clos dans le dos des militants", a-t-il estimé.
"Il n'est pas sérieux de retomber dans le travers de la campagne présidentielle, avec un dénigrement, selon les sondages, du Parti socialiste, de ses membres, de ses idées et de ses valeurs, au profit d'une personnalité", a prévenu M. Delcourt.
"L'issue du vote de la présidentielle a démontré l'inefficacité de cette démarche", a-t-il ajouté, soulignant que les "scores serrés" obtenus par les principales motions rendaient "toute à fait légitimes" une candidature par motion.
La motion de Ségolène Royal (29,12%) est arrivée en tête du vote des militants PS pour le congrès de Reims (14 au 16 novembre), devançant celles de Bertrand Delanoë (24,91%) et de Martine Aubry (24,41%). La motion de Benoît Hamon, représentant l'aile gauche du PS, a recueilli 18,66% des voix.
Selon un sondage Viavoice paru lundi dans Libération, Ségolène Royal ferait pour 51% des Français un "bon" chef du PS.