Lettres de Royal à ses rivaux pour trouver un compromis en vue de Reims

Publié le par PRG

PARIS, 13 novembre 2008 (AFP) - Ségolène Royal a écrit à ses rivaux Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon pour trouver un compromis en vue du congrès PS de Reims qui s'ouvre vendredi, en leur proposant notamment dans des lettres séparées une hausse salariale incluant le SMIC et un "parti de militants".

Dans sa missive à la maire de Lille, rendue publique jeudi, Mme Royal, dont la motion est arrivée en tête en vue du Congrès, écrit : "Nous sommes bien évidemment d'accord sur la hausse des salaires dont fait partie le SMIC"?, ajoutant: "la question du pouvoir d'achat va bien au-delà de la question du SMIC et englobe tous les salaires, et notamment les salaires moyens".

Sur sa proposition d'interdiction de licenciements, elle répond à "l'interrogation" du maire de Paris, précisant que la mesure doit concerner "les entreprises qui font des bénéfices".

En cas de "délocalisations boursières", elles devraient "rembourser toutes les aides" reçues des collectivités.

Mme Royal répète que le modèle social-démocrate est "insuffisant" et plaide pour "un Etat préventif", estimant qu'il s'agit là d'un point de "convergence" avec M. Delanoë qui avait souhaité un "Etat prévoyant".

La présidente de la région Poitou-Charentes rassure M. Delanoë sur la construction du parti: "Comme toi, je considère que le militantisme est ce qu'il y a de plus précieux au PS", assure-t-elle.

Mais il faut que "le niveau de cotisation soit revu à la baisse", ajoute Mme Royal, tout en maintenant une "progressivité" encourageant "ceux qui en ont les moyens à donner plus".

A propos d'une éventuelle alliance avec le Modem, elle précise à Benoît Hamon n'avoir "jamais prôné un renversement d'alliance". Il faut "rassembler la gauche, toute la gauche, autour d'un contrat de gouvernement" et "nous adresser ensuite à toutes les forces politiques susceptibles de se reconnaître en notre projet".

Mme Royal souligne qu'un groupe de travail composé de l'eurodéputé Vincent Peillon, des députés Manuel Valls, Delphine Batho, Jean-Louis Bianco et de l'avovat Jean-Pierre Mignard, "sont habilités pour travailler avec un groupe de chaque motion".

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