L'UMP raille un congrès d'"échec" et évoque une disparition du PS
PARIS, 16 novembre 2008 (AFP) - L'UMP a raillé dimanche le Congrès du PS à Reims, y voyant un étalage de confusion, un "constat d'échec" et évoquant une possible disparition du Parti socialiste.
Ainsi, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a parlé d'un "Congrès de la soustraction, de la division". "Est-ce que ce serait le Congrès de la disparition?", s'est-elle demandé sur Radio J.
Roger Karoutchi (UMP, relations avec le Parlement) a comparé ce Congrès socialiste à un "piètre remake" de "Règlement de comptes à OK Corral" et "Les tontons flingueurs". Ce qui, selon lui, "a dû finir de désespérer les adhérents socialistes qui y croyaient encore".
"Comme tous les Français je n'y comprends rien", a commenté Patrick Devedjian, numéro un de l'UMP lors de "Dimanche soir politique" (I-télé, France Inter, Le Monde).
"C'est une lutte de pouvoir, ce qui écoeure tout le monde", a-t-il poursuivi, en se demandant pourquoi le PS français était le "seul de son espèce dans toute l'Europe", car demeurant "sous l'influence intellectuelle de l'extrême gauche".
Le "grand enseignement" de ces deux jours, c'est "la confirmation que ce parti n'a pas de projet pour la France", et "est incapable de nourrir un autre débat que celui de ses éventuelles alliances", selon Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP. "Le PS admet désormais ne plus pouvoir être le vrai moteur de l'opposition", ajoute-t-il, épinglant un "constat d'échec".
Autre porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre écrit que le "PS vient de préparer sa dissolution en reconnaissant son incapacité à être une alternative et trouver une voie commune". "Comment être capable de rassembler un pays quand on est incapable de réunir ses propres amis?", se demande-t-il dans un communiqué.
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur (UMP) a expliqué sur Canal+ que "pour gouverner, il faut avoir des idées claires, savoir qui on est et ce qu'on veut". Or le PS "ne sait pas qui il est, ni ce qu'il veut, ni à qui il veut confier le soin de le diriger". M. Balladur s'est déclaré "un peu consterné du spectacle que donne le PS", parce que "c'est l'un des deux grands partis gouvernementaux qu'a la France, qui a vocation à gouverner un jour".