Fusion des Normandie: Fabius "ouvert" à un débat mais sous condition
ROUEN, 22 décembre 2008 (AFP) - Laurent Fabius s'est déclaré lundi "ouvert" à un débat sur la fusion de la Haute et de la Basse Normandie à la condition qu'il ne masque pas une réforme du mode de scrutin qui transformerait "deux régions de gauche en une région de droite".
"Certains mettent en avant cette perspective et s'en servent comme d'un rideau de fumée pour transformer deux régions de gauche en une région de droite", a déclaré le député (PS) de Seine-Maritime au cours d'une conférence de presse à Rouen.
Laurent Fabius visait ainsi l'idée émise à droite d'organiser l'élection des élus régionaux dans le cadre des cantons. "Dans les cantons ruraux réputés de droite les conseillers seraient élus au scrutin majoritaire et dans les villes réputées de gauche, ils seraient élus au scrutin proportionnel", a-t-il expliqué en s'offusquant d'une telle "manoeuvre politicarde".
Sur le fond, l'ancien Premier ministre a indiqué qu'il n'avait pas de "position dogmatique" à propos de la fusion éventuelle de la Haute et de la Basse Normandie présidées respectivement par ses amis politiques Alain Le Vern et Laurent Beauvais. "Dès lors que le scrutin est honnête je suis ouvert à toute proposition", a-t-il affirmé.
La question de la fusion de ces deux régions a été relancée par Nicolas Sarkozy à la faveur du débat sur la réforme des institutions. "Il y a deux Normandie, on les aime mais en faut-il deux ?", avait déclaré fin novembre le chef de l'Etat.