Outre-Mer: Saint-Pierre et Miquelon et Annick Girardin députée PRG montent au créneau.

Publié le par PRG



Annick Girardin
députée PRG
de Saint-Pierre et Miquelon

Requinqués par les manifestations aux Antilles (*), les habitants de Saint-Pierre et Miquelon demandent au gouvernement de les soutenir face au Canada et de demander à l'Onu une extension du plateau continental de l'archipel.

De notre correspondant au Canada.
« Nous ne demandons pas de subventions, mais seulement la possibilité de développer notre économie », confie Bernard Le Soavec, coordonnateur du Collectif pour la défense de l'extension du plateau continental de Saint-Pierre et Miquelon. Selon la Convention des Nations unies sur le droit de la Mer, les pays qui possèdent une façade maritime peuvent demander, avant le 13 mai 2009, à étendre leur plateau continental au-delà des 200 milles (ndlr: le plateau comprend les fonds marins et leur sous-sol au-delà de la mer territoriale). Si la délimitation de la frontière maritime de la zone économique de Saint-Pierre et Miquelon et du Canada a été tranchée en 1992, celle de l'extension du plateau continental reste d'actualité. Les Saint-Pierrais ont créé un collectif la semaine dernière, mais ils ont besoin de l'appui du gouvernement pour effectuer leur demande à l'Onu. Outre l'enjeu de la pêche, les eaux proches de Terre-Neuve regorgent de pétrole et de gaz. L'archipel y voit une opportunité de développement.

«Ne pas froisser le Canada»

«Saint-Pierre et Miquelon et la Guyane sont les seules chances de la France d'avoir des réserves d'hydrocarbures », souligne Bernard Le Soavec. « Le gouvernement français ne semble pas très enclin à déposer une demande pour la sauvegarde de nos droits, pour ne pas froisser le Canada », confie une Saint-Pierraise, anonymement. Les 6.100 habitants de l'archipel craignent d'être sacrifiés sur l'autel des promesses commerciales du Canada à la France. Les manifestations et actions iront crescendo. Dans un article à paraître aujourd'hui, le journal local l'Écho des Caps révèle que la première manifestation a réuni « quelque six cents personnes à la salle des fêtes de Saint-Pierre et une cinquantaine du côté de Miquelon ». La député de Saint-Pierre, Annick Girardin (PRG), a déclaré à RFO: «Je crois qu'il ne faut pas tout mélanger (comme la vie chère en Guadeloupe). Notre dossier est celui du plateau continental ».

«Un avenir meilleur»

Dans un courrier adressé au président de la République le 23 février, les coordonnateurs du collectif espèrent « un avenir meilleur... et que nous n'aurons plus à subir les propos d'un secrétaire d'État à l'Outre-mer qui se déplace pour nous reprocher d'être les Français qui coûtent le plus cher à lanation».

* Les négociations sociales piétinaient hier en Guadeloupe au 35e jour de grève. La question de l'augmentation des salaires divisait également toujours hier le patronat et les grèvistes en Martinique.

Le Télégramme le 26 Février 2009

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Publié dans article sur le PRG

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