Les radicaux restent divisés sur l' Europe
Les Radicaux divisés sur les Européennes
Jusqu'au bout, ils auront bataillé. En vain. Quitte à manquer le début de la petite sauterie organisée en leur honneur dans les salons de l'hôtel de ville de La Rochelle. À deux mois du scrutin, les cadres du Parti radical de gauche (PRG) ne savent donc toujours pas s'ils engageront leurs troupes dans la bataille des Européennes.
Et le bouillant comité directeur, réuni hier soir en ouverture de leur convention nationale, n'y a rien changé. Bien au contraire.
Un vote devrait ainsi être organisé ce matin pour départager les partisans d'une candidature et ceux qui préféreraient passer leur tour.
« Un vrai parti oui ou non ? »
Refroidi par les Européennes de 2004 autant que par la récente tentative d'alliance avortée avec François Bayrou et les propositions presque indécentes des cousins socialistes, Jean-Michel Baylet doute désormais ouvertement.
Mais l'attitude du président inquiète et chagrine pourtant bon nombre de militants présents ce week-end à La Rochelle.
« Si nous sommes un vrai parti politique, comment pouvons-nous prendre le risque de faire l'impasse sur une élection ? Sans oublier que l'Europe n'est pas une mince affaire pour les radicaux. »
Angoissés à l'idée d'être contraints de vider les caisses de leur parti pour lancer en urgence une campagne forcément contre la montre, d'autres, à l'inverse, mettent en garde les volontaires trop enthousiastes contre les dangers d'une candidature solitaire du PRG.