Privatisation de La Poste en débat

Publié le par PRG

PARIS, 4 septembre 2008 (AFP) -
Le secrétaire général de l'Unsa (autonomes) Alain Olive a
affirmé jeudi qu'il préférait "discuter" de l'opportunité d'ouvrir le capital de La Poste, plutôt qu'appeler
à la grève, et a jugé "précipitée" la tenue d'un référendum.

L'Unsa est un des seuls syndicats de l'entreprise, avec la CFE-CGC, à ne pas s'être joint à l'appel à
la grève de cinq syndicats (Sud-PTT, CGT, CFDT, FO, CFTC) contre le changement de statut de La
Poste d'établissement public en société anonyme, qu'ils considèrent comme une "privatisation".

"Nous ne sommes pas franchement aujourd'hui convaincus que l'ouverture (du capital), et pas la
privatisation, soit un élément qui puisse ne pas être discuté", a déclaré M. Olive lors d'une rencontre
organisé par l'association Réalités du Dialogue social (RDS).

"Il faut en discuter, (...) voir quelle est la meilleure façon pour que l'unité de La Poste soit sauvegardée,
et que La Poste reste un acteur majeur dans sa mission de service", a-t-il ajouté, indiquant qu'il allait
essayer de rencontrer (le président de La Poste) Jean-Paul Bailly là-dessus".

M. Olive a toutefois exprimé sa "grande réserve sur la façon dont les choses sont en train d'évoluer",
critiquant notamment la "campagne relayée par certains médias".

Le quotidien Libération a demandé mercredi un référendum d'intiative populaire sur le sujet, que
M. Olive, interrogé par l'AFP, a pour sa part jugé "précipité". "On aimerait que les enjeux soient posés avec clarté pour un vrai débat, et pas une caricature de débat", a-t-il ajouté.

L'idée d'un référendum a été accueillie favorablement par plusieurs syndicats (Sud-PTT, FO, CFTC,
CGT), tandis que des partis politiques de gauche (PS, PCF, MRC et PRG) ont lancé une pétition contre
"la privatisation" de La Poste.

 

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