| Le ministre du Budget, Eric Woerth, a reconnu lundi que le plan français de recapitalisation des banques "augmentera la dette" de l'Etat s'il est utilisé. Avant même l'annonce du plan de soutien bancaire, la dette publique de la France était attendue à 65,3% du PIB fin 2008, au-delà du plafond de 60% autorisé par le pacte de stabilité européen. Eric Woerth a toutefois précisé que le plan de soutien français au secteur bancaire n'aurait "pas d'impact direct sur les finances publiques", lors d'une conférence de presse avec Christine Lagarde. Il a également estimé qu'il n'y avait "pas de raison de changer les prévisions" de déficit public de la France, attendu à 2,7% du PIB en 2008 et en 2009. Le projet de loi de finances rectificative dans lequel s'inscrit le plan de soutien français maintient la prévision d'un déficit du budget de l'Etat de 49,4 milliards d'euros fin 2008. Cela correspond à une dégradation de 7,7 milliards d'euros par rapport au projet de loi de finances initial. |