Européennes : lancement de la campagne officielle

Publié le par PRG

NOUVELOBS.COM  25 Mai 2009

La campagne officielle pour les élections européennes démarre ce lundi. Une kyrielle de spots et d'affiches sont prévues. Le CSA sort ses calculettes pour décompter les différents temps de paroles.

Alors que la campagne électorale non officielle patine, l'officielle débute lundi 25 mai. C'est parti pour deux semaines de spots, d'affichage public et de temps de parole décompté.
Vendredi soir, le ministère de l'Intérieur a dénombré quelque 161 listes, dont 28 rien qu'en Ile-de-France. Les panneaux électoraux des 36.686 communes françaises commencent à se couvrir d'affiches.


20 minutes de spots
Radio et télévisions sont prévenues : le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) "apprécie la présentation et l'accès équitables à l'antenne des listes de candidats et de leurs soutiens jusqu'à la clôture du scrutin". Ce dernier s'apprête à décompter les temps de parole des représentants de chaque liste.
A la télévision publique, deux heures sont mises à disposition des formations présentes au parlement, avec pour chacune 20 minutes divisées en dix modules courts et deux plus longs. Paradoxalement, le Parti Radical de Gauche, qui ne présente pas de candidats, utilisera ses 20 minutes pour dénoncer l'"hégémonie" de l'UMP et du PS.
Les autres partis avec des candidats dans au moins cinq circonscriptions (17 formations en tout) se partagent une heure. Chacun a droit à deux modules de 1min15 et 2min17.


"Moderne" pour le PS, "pédagogique" pour l'UMP
C'est le Nouveau Centre, allié à l'UMP, qui ouvrira le bal des spots lundi à la mi-journée. Le parti présente une jeune femme née en 1979, année des premières élections européennes, qui raconte 30 années de construction de l'Union.
L'UMP avance sa volonté d'une campagne "humaine, moderne, pédagogique et émouvante", utilisant la technique du "lip dub" (voix d'un orateur mimée par plusieurs personnes).
Côté PS, le clip "très dynamique et très moderne", selon le parti, fait parler "des Français de toutes origines disant l'Europe qu'ils souhaitent". La première secrétaire Martine Aubry avance ensuite quelques propositions-phare, "en expliquant l'Europe qu'on veut", clôturant sur "une vision enthousiaste de l'Europe".
L'Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit mettra en scène ses têtes de liste dans un mélange de bandes dessinées et d'animation 3D, avec "musique bio".
Olivier Besancenot (NPA) s'adressera aux électeurs face à la caméra sur fond de ville, avec des "images de mobilisations". Son clip présentera les sept têtes de liste, au côté de l'emblématique facteur pour "dire ce que c'est d'être anticapitaliste", dans un "style simple" et avec du "rythme".


"Ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise"
Au Front de gauche, Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) et Christian Picquet (ex-NPA, Gauche unitaire), réunis sur fond blanc, se relaieront avec un jeu de caméras pour un "effet dynamique", égrenant leurs "propositions en rupture avec le libéralisme".
Toujours à gauche, Nathalie Arthaud (LO) clamera, sur un fond rouge, que "ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise".
L'alliance des listes MPF et CPNT, réunies dans la formation Libertas, présente cinq petits clips thématiques sur les délocalisations, les fromages, les vins, etc.
Enfin, Jean-Marie Le Pen (FN) "sera debout devant un fond bleu, rien d'autre, pour que le message ne soit pas perturbé".
Le 7 juin prochain, les Français éliront, à la proportionnelle, 72 députés au Parlement européen. Ces élus se répartissent ainsi : 10 dans le nord-ouest, 9 dans l'ouest, 9 dans l'est, 10 dans le sud-ouest, 13 dans le sud-est, 5 dans le Massif central-Centre, 13 dans l'Ile-de-France et 3 en outre-mer.
Il faudra un minimum de 5% des suffrages pour obtenir un élu. Par ailleurs, un seuil de 3% des suffrages est prévu pour être remboursé des frais de campagne.

 

Publié dans article sur le PRG

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