Trains : la Région fait le pari du Grand Paris

Publié le par PRG

Ouest france le 26 Juin

Hier, les élus régionaux ont présenté une version bas-normande au projet de TGV Paris ¯ Le Havrelancé par Nicolas Sarkozy. Ils ont aussi voté, à l'unanimité, le plan ferroviaire 2020.

« Imaginer Caen à une heure de Paris, Cherbourg à deux heures, ça fait rêver », commente Alain Tourret, vice-président PRG du conseil régional. En quelques minutes bien troussées, Patrick Morel, le directeur des services transports de la Région, a démontré qu'un TGV bas-normand, c'est possible. C'est possible en s'appuyant sur le projet lancé par le président de la République de construire une ligne rapide entre Paris et Le Havre.

 

Le tracé à l'étude passe par le nord de Rouen et écarte totalement la Basse-Normandie. S'il aboutit, la Basse-Normandie va encore faire un de ces bonds en arrière. « Nous voulons faire le pari que le président de la République ira au bout de son engagement. Nous souhaitons donc nous placer dans une perspective positive. Dans cet objectif nous avons travaillé sur un projet normand », explique Laurent Beauvais, président PS de l'assemblée régionale.

Position qui ravit la députée UMP Nicole Ameline. « La décision de Nicolas Sarkozy est une chance. Sans le projet de Grand Paris, nous risquions d'être marginalisés. Je propose que nous constituions un groupe d'élus qui planchent sur ce grand projet en allant au-delà du ferroviaire. » Laurent Beauvais, lui a décidé de réunir, le 15 juillet, la conférence des exécutifs bas-normands pour battre le fer. « Je souhaite aussi organiser rapidement une rencontre entre les présidents des trois régions concernées : les deux Normandie et l'Ile-de-France. »

Député de l'Orne, Yves Deniau, « confirme les engagements du ministre des Transports pour fluidifier la partie Mantes ¯ Paris et les deux portions rapides entre Mantes ¯ Évreux et Évreux ¯ Bernay ». Le trajet TGV proposé par le conseil régional reprend d'ailleurs en partie ce tracé « Bussereau » à la sortie de Paris.

Régulièrement, les élus régionaux se prennent à rêver de trains électriques véloces sur leurs grandes lignes. Pourtant, malgré les centaines de millions injectés, les usagers, eux, continuent à vivre un cauchemar quotidien.

Jean-Pierre BUISSON.

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